Knut+Pal @ Le Black Sheep le 02/12/11

Vendredi, le début du weekend, la fin du boulot, l’apéro avec les potes et le concert de Knut au Black Sheep à Montpellier. Récemment renommé et fêtant sa réouverture (et réaménagement des lieux), l’ex Baloard qui a déjà accueilli en ses murs maintes formations renommées telles que Akimbo, Lair of the Minotaur, An Albatros et j’en passe. Tout ceci a été possible grâce à l’entreprise d’Abel et son non moins fameux Head Records (Microfilm, Mudweiser, Marvin…) donc pas étonnant que le protagoniste soit à l’origine de cette première soirée du premier weekend de Décembre. Arrivant sur les coups de 21h30, je constate que le monde à répondu présent… au moins pour la soirée d’inauguration du Black Sheep ! Il y a du monde au bar et du beau car je reconnais dans la foule, en début d’alcoolisement dû au nombre fantastique de tireuses différentes, des membres de Mudweiser, Superbeatnik, Basement Apes Industries, Monsieur Brenson, Verdun, Antistatic (venue de Toulouse !), Stolearm, Morse, Stuntman, Prototype Records, Lowbrow Tattoo etc. Bref, le gotha noise hardcore montpelliérain et héraultais est là pour le houblon et la poutre. Dû à quelques retards, le concert débute vers 22h. En rentrant dans la salle, je découvre des lieux assez cossus car relativement grands avec une scène, une petite régie, un bar et un (trop) petit coin merch. Le monde rentre petit à petit quand Pal entre en scène. Duo toulousain, on sent qu’un des membres (le batteur ?) a des amis dans le public avec quelques blagues qui fusent pour couvrir le silence avant le début du concert. Silence, qui ne durera pas longtemps car la formation envoie un noise hardcore instrumental frôlant le sludge, le grind et le doom. Ultra puissant, avec des mesures asymétriques, on se prend une claque et je devine dans le public relativement calme mais qui se densifie la petite lueur dans les yeux de chacun qui dit « Héhé, c’est bien couillu, j’aime ! ». C’est carré, net et précis, le concert se finit après 45 minutes bien denses. Bonne découverte et hâte d’écouter leur première galette ! Une petite demi-heure se passe tandis que Knut se met en place, le temps de prendre une bière et de tailler la bavette avec des connaissances. Les helvètes sont en pleine deuxième partie de leur tournée pour l’album « Wonder », très bien accueilli par les auditeurs et les critiques. Il me tardait de les voir, depuis le temps qu’on me faisait l’éloge de leur prestation live ! Le quintet attaque donc vers 23h 15 et rentre dans le lard d’entrée. La technique et le son sont au rendez-vous, on s’en prend plein les oreilles… mais pas plein la vue. À les voir, les suisses ont les traits tirés et peut-être que la beuverie à Orléans, jeudi n’a pas été digérée. Seul le bassiste tente de motiver tout le monde avec quelques salutations envers le public qui, lui, reste statique en début de show. Quoi qu’il en soit, l’interprétation des morceaux est quand même impressionnante et les bousculades commencent à se faire sentir de plus en plus jusqu’à atteindre le chaos apocalyptique en milieu de set. Knut marcherait-il au diesel ? La formation fait la part belle au nouvel comme aux anciens albums et dès que ça démarre, on peut toujours entendre des cris de satisfaction dans l’audience. Ça joue très bien (malgré quelques pains) et c’est après 1h 20 de concert que Knut tire sa révérence, dégoulinant de transpiration. La salle se vide petit à petit et j’entends sur toutes les bouches le même mot : « Branlée ». Soirée et ambiance réussies pour Abel et Head Records, bravo, on a hâte qu’il remette le couvert !
Etienne