RIP

30/09/2013

Broken Balls le webzine, c'est fini.

Mais ça ne vous empêche pas de faire un tour pour découvrir des groupes à travers des chroniques, des interviews et des live reports.

Merci.

Subcity Stories "The End" (Post Rock, Noise Rock/Not a Pub)

Ça nous pendait au nez depuis un petit moment et la nouvelle est malheureusement tombée, il y a de une année et demi ; Subcity Stories, c’est fini. Pas que le départ du bassiste, remplacé rapidement, y soit pour quelque chose mais sûrement les aléas de la vie qui ont fait que le groupe devait s’arrêter là, en ayant parcouru un chemin plus qu’enviable. Des histoires, les trois Tarbais (plus les deux anciens) en ont à revendre à force de rencontres sur les routes ou dans le pub célèbre de Jean-Louis, grand mécène de l’ombre derrière son label Not A Pub et son bar aux allures d’un Irish Pub rock ‘n roll. La fin, donc. Mais en guise de dernier cadeau, le trio nous a offert en juillet dernier un EP 4 titres au nom sobre et amer de « The End ». Beaucoup plus sombre et rentre-dedans que « Behind the Memory Tree », cette dernière galette s’inspire des précédentes pour cristalliser la dernière évolution du groupe dans un noise rock mélodique et rageur. Les morceaux nous tiennent en haleine en nous assenant, coups sur coups, des riffs implacables liés à une rythmique mêlant groove et puissance. Afin d’éviter toute contrainte, tout a été fait à la maison ; de la composition à l’enregistrement jusqu’au mastering. Belle entreprise surtout que le son est tout bonnement parfait pour la formation et assied encore plus cet EP dans l’excellence. « The End » clôture donc l’aventure de Subcity Stories mais le fait avec brio. On regrettera cet arrêt car la qualité musicale a toujours été au rendez-vous et n’a jamais fait défaut dans la discographie du trio. Sortez les mouchoirs et appréciez une dernière fois…
Etienne

NEWS.

CHRONIQUES
White Sparrow "The Anchor" (Emo Rock)
Bias "State of Mind" (Punk Rock)
Nothing For Free "Speeches are Useless" (Punk Rock Mélodique)
Wardhill "A Pledge to Lava" (Stoner, Metal/Urgence Disk Records, Hannibal Records, GPS Prod)
Black Willows "Haze" (Heavy Rock Psychédélique)
Alternine "2.0" (Rock, Pop)
Eating Shit "Supersonic Black Metal" (Electro Grindcore, Black Metal)
Loading Data "Double Disco Animal Style" (Stoner Rock/A Quick One Records)
Labirinto & thisquietarmy "Split" (Post Rock, Ambient, Drone/Consouling Sounds, Dissenso Records, Pirate Ships Records)
All Dogmas We Hate "Astronomical Distances" (Metalcore)

ITWS
Checkmate (Metal)
Saturn (Punk Rock)
Monkey Comes From Heaven (Punk Rock)
Zapruder (Math Hardcore, Post Hardcore)
Manimal (Metal)
Colossus Fall (Math Hardcore)

White Sparrow "The Anchor" (Emo Rock)

Le premier album  de White Sparrow débute avec 1991 et pour moi, tout est déjà réunit pour séduire mes oreilles.
C’est suave et intense à la fois, de l’extrêmement mélodique à la Twin Atlantic jusqu’à de l’émo bien virulent aux relents de Glasjaw (Only Memories). Un oiseau blanc qui semble avoir trouvé ses vers de terre dans le nid de Finch ou d’Incubus.
J’y retrouve quelque peu le même esprit que Six Days After, c’est donc à croire qu’un style émane de la scène Lilloise, terre d’accueil de groupes talentueux. 
Le son est tellement propre que notre esprit est littéralement submergé par les titres, comme si nous étions partie prenante des compositions. Coup de chapeau au Lb Lab et Falcon Sound Studio.
Chaque titre présente a minima un riff adhésif qui nous ne lâche pas, avec un son semi-clair folk-rock qui forge l’indentité du groupe. La basse joue pleinement son rôle, en donnant une belle profondeur à chaque morceau par sa présence accrue.
Le chant, un poil éraillé, nous colle aux tympans.
Sur The Anchor, morceau éponyme de cet EP. Les couplets sortent des trippes, tout en s’envolant de légèreté. Je ne sais pas par quel moyens White Sparrow maîtrise de tels éléments contradictoires : sautillants mais mélancolique, puissant mais doux…
La médaille  revient à White Knives, morceau aux céréales complètes avec ses parties bien rentre-dedans, ses envolées planantes saupoudrées d’additionnels de percussions (tambourins, allumettes ?) et même ses chorus de cormorans sur le final. 
Un album qui fleure bon la maitrise à plein nez, en alternant parties rapides, légères mais aussi passages lourds et riffs complexes. Le tout justement dosé, nos oreilles apprécient !  
Les effets de voix (2min 40 de Blood and Wire, Only Memories) et de guitare (ou synthé sur Signs ?) ne sont que des graines supplémentaires qui améliorent la digestion des morceaux.
Puissant et mélo, une pointe de groove et de scream : White Sparrow, une fusion parfaite.
De l’énergie et du talent au service de la créativité de quatre artistes, le tout dans la nuance, à l’image de leur artwork : épuré mais fourmillant de pigmentations. 
Vous l’avez compris, avec « The Anchor », on ne peut que succomber.
Chloé

NEWS.

CHRONIQUES
Wardhill "A Pledge to Lava" (Stoner, Metal/Urgence Disk Records, Hannibal Records, GPS Prod)
Black Willows "Haze" (Heavy Rock Psychédélique)
Alternine "2.0" (Rock, Pop)
Eating Shit "Supersonic Black Metal" (Electro Grindcore, Black Metal)
Loading Data "Double Disco Animal Style" (Stoner Rock/A Quick One Records)
Labirinto & thisquietarmy "Split" (Post Rock, Ambient, Drone/Consouling Sounds, Dissenso Records, Pirate Ships Records)
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Monkey Comes From Heaven (Punk Rock)
Zapruder (Math Hardcore, Post Hardcore)
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Nothing For Free "Speeches are Useless" (Punk Rock Mélodique)

Des morceaux courts, une batterie expresse, des mélodies harmoniques à la basse, et des riffs vivants… 
De quoi mettre en exergue de belles lignes vocales.
Voilà le secret du quatuor Nothing For Free, dont « Speeches are Useless » en est la vitrine.
Ils en sont pas à leur premier coup d’essai les mélophiles, dix piges de bouteilles derrière eux. Under my skin est-il d’ailleurs un hommage à leur débuts, où il figurait déjà sur leur premier Ep ?
De toute façon, ils nous ont prévenus, l’avenir du Punk Rock ne se fera pas sans eux. Ils ont d’ailleurs prévu de devenir ambassadeurs terriens en 2060.
Certains morceaux ont de forts relents de Millencolin (What is Mine, Under My Skin mais surtout Loneless) mais purée, qu’est-ce que ça fait du bien d’entendre que le punk rock mélodique n’est pas mort empoussiéré aux fond de nos armoires à cassette audio.  
Les chorus qui soulignent le chant principal ou qui donnent la réplique de manière vindicative, sont de véritables pépites qui donnent de la valeur ajoutée aux titres.
Quant aux nombreux et divers « Wohoo » en toile de fond sur presque chaque morceau, ils sont tout juste succulents comme sur A Name Among So Many.
Les parties lourdes (comme sur Homeward Bound) sont oxygénant et méritent selon moi davantage de présence pour pouvoir contrebalancer avec la rapidité du reste…
En tout cas, pas besoin d’artifice, ça envoie !
Nothing For Free, c’est un punk rock fluide bien exécuté, qui ne triche pas et dont on ne se lasse pas. Pas étonnant qu’ils aient été repérés par le label montpelliérain hyperactif Send The Wood Music !
La palme du meilleur morceau sur la brochette des quatorze proposés revient à l’inaugurant The Shape of Clounds, notamment pour ses adhésifs « I need break ».
With  « Speeches are Useless » program,
Vote for Nothing For Free, punk rock mélo until 2060.
Chloé


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Bias "State of Mind" (Punk Rock)

Avec une bonne dose de persévérance, le trio toulousain Bias présente aujourd'hui un deuxième opus abouti : « State Of Mind ».
Le support est beau, cohérent, et séduisant avec leurs jolies bouilles d’enfance. 
Le livret présente les paroles avec un artwork à base de photos ; présentation propre et  plutôt efficace. J’acquiesce !
Un produit finalisé donc, signé de surcroit chez Les Disques de Géraldine et enregistré au Warm Audio.
C'est officiel, Bias joue dans la cour des grands.
D'ailleurs, ils se sont offerts de belles premières parties dans leur fief toulousain avec Uncommonmenfrommars puis Propaghandi, s’il vous plait !
Bias, ça s'écoute et c'est en place. Un chant vindicatif encore un peu vert (Sorry We’re Late), mais entre les parties chantées mélo et celles nerveuses, il y en a pour tous les tympans et l'alternance n'est pas si mal.
J’adhère bien volontiers aux chants fédérateurs  qui donnent la réplique au chant lead  (comme dans Fucked by fate « Straight ahead to a budget deficit » ou sur les refrains de Margin All).
Le son est bon, propre, cependant, je trouve la batterie trop présente sur le mixage - notamment le charley et la caisse claire- en rapport à la gratte sous mixée.
L’album « State of Mind » fourmillent de parties entièrement musicales ainsi que de sucreries tels que les effets mégaphone, les dialogues, les interjections et autres samples.
Il traverse différents styles, du reggae au métal, en passant par le hardcore avec une attache particulière au punk rock, évidemment.  
We are sonne un peu comme les hits des parisiens Hogwash, la niaque de Nighthanks semble inspirée par Saturn, Jenny Parker résonne comme les martiens d’Uncommonmenfrommars, et un soupçon d’AC-DC habite le titre Shortent.
Des influences certes, mais attention à ne pas nous perdre par la richesse des morceaux. L’enchainement des nombreuses parties m’apparait bien souvent décousues, et cela manque de fluidité (Friends and Family  à 2min 30, ou encore l’intro de Getting Hight With Lionnel Richie).
Petits bémol donc, à travers cette générosité qui témoigne de leur potentiel, il ne faudrait pas trop en faire au risque de noyer l’auditeur dans un amas de styles différents dans des morceaux un peu « fourre-tout » (comme la fin de We are)…
Bias a la panoplie parfaite du groupe de punk rock, sauce toulousaine. Un tantinet de fluidité et de maturation seront encore nécessaire pour gagner en cohérence et en faire un fruit extra, avec son brin d'originalité. "State of mind", un album riche en Oméga, parfait pour raviver vos tympans et vous prouver que les produits du Sud ont de la saveur.
La noisette d’or revient à Friends and Family, pour ses mélodies légères mais tenaces.
Chloé

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Wardhill "A Pledge to Lava" (Stoner, Metal/Urgence Disk Records, Hannibal Records, GPS Prod)
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Labirinto & thisquietarmy "Split" (Post Rock, Ambient, Drone/Consouling Sounds, Dissenso Records, Pirate Ships Records)
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Xtrem Fest 2013 @ Albi les 3 & 4/08/13

Nous quittons notre pays natal narbonnais pour rejoindre les terres tarnaises, sur ce beau complexe cultivo-sportif de Carmaux. Parmi les presque 1500 visiteurs, on croise une flopée d’amis qui ne pouvaient rater ce rendez-vous ; on s’offre une jolie pinte dans les verres tape-à-l’œil du Xtremfest. All Right ! On est paré pour l’aventure.

On débarque dans la salle au cours du show de Dying Fetus. Mes oreilles sont heurtées par le son ultra-cleanée du trio légendaire de death grind américain. Ce n’est pas ma tasse de coca, mais purée, quelle violence ! On est à l’Xtrem de la brutalité musicale !
Evidemment, on ne peut pas aller à l’encontre des headbangs collectifs des parties lourdes, qui tranchent avec des parties grind voire speed-trash bien exécutées.
La salle n'est pas comble mais sacrément attentive au jeu sans faille des trois colosses, impressionnant d’assurance. C’est pro, ça sent le vécu, ça respire l’auto-exigence.
Les deux microphages vocifèrent des questions /réponses pour dynamiser les morceaux: chant grawl du guitariste John Gallagher versus bassiste screameur, Sean Beasley. Leurs riffs sont une vraie usine à relancer les foules. Quant au batteur, il rentabilise sa caisse claire par des Xrem-Blast sur sa config’ classico-métal avec, tout de même, le doux plaisir d’une double grosse caisse.
Leur set présente pas mal de morceaux du dernier album « Reign Supreme » ; évidemment, nous aurons droit au célèbre Destroy The Opposition  ainsi qu’à leur reprise habituelle Kill your mother, Rape your dog qui enthousiasme les nuques.
Dying Fetus, c’est une formule trio sans concession, déversoir de brutalité et fidèle a sa réputation vieille de 22 bougies. Un show de deathmétalorgrind bien en place, avec des touches hardcores. 

Viens l’heure de nos préférés : BELVEDERE qui joue sur la scène extérieure.
Grandes retrouvailles avec ce groupe qui a bercé nos peaux prépubaires. Partagés entre l’envie de profiter du devant de scène et celle d’avoir un meilleur son, nous optons pour admirer le spectacle canadien d’au plus près.
Le quatuor débarquent d’Alberta et s’appliquent à délivrer un punk rock sauce fast-mélodique qui en ont inspiré plus d’un (Mute, Main Line 10, Jet Market, Straight Away…)
Ils avaient prévus de ne plus revenir, mais cette fois ci, il débarque dans le cadre d’une tournée, et c’est pour de bon !  Ils n’ont rien perdu de leur fougue juvénile, et nous sommes toujours aussi réceptifs au sourire bright de Steeve Rawles.
Ils font l’effort de parler français, et qu’un plaisir de les retrouver, avec leurs tentatives de french anecdotes. On déchiffrera par leur « swimmig pool lac » qu’ils se sont risqués au lac de La Roucarié.  Il nous explique jouer ici pour la deuxième fois et ne tarissent pas sur les jumps pour dynamiser leur jeu.
Le bassiste porte toujours son t-shirt de Police (on espère qu’il a vu la couleur d’une lessive depuis le Groezrock 2012), et marque les blancs des morceaux par une ponctuation de jet salivé.
Le batteur a volé la gueule à Benny Hill et beurre ses cymbales comme des tartines. Sa batterie est un ovni composé de marques différentes. A priori, il ne paye pas les doubles croches et  ne décroche un sourire que lors des plantages (petit lâcher de baguettes volantes). En même temps, avec la qualité qu’il nous fournit, il n’a pas besoin de forcer scéniquement. C’est précis et rapide, incroyable que la performance des CD avec une simple pédale, se vérifie en live.
Le guitariste soliste avec sa Gibson rafistolée prend le TGV. On aura droit à quelques pains sortie de bonnes boulangeries mais ses avalanches de riffs sont des bijoux mélodiques. Il nous délivre aussi des chorus sortis de la gorge d’une mamie qui subit une attaque de zombies ; intense.
Un set de 18 morceaux - dont les appréciés Two Minutes For Looking So Good, Not My Problem, Slave to The Pavement, Closed Doors - ponctué par un petit interlude bossa-salsa comme ils en ont l’habitude sur les planches.
Les fougueux et précurseurs Belvedere ont ressuscité leur punk rock mélodique en débitant un concert d’émotions, de sueur et de sciure. De la bonne confiserie !

Nous faisons une halte à l’étage du complexe et nous découvrons l’écurie de Kicking Record où nous faisons une razzia. (Peut-être aurais-je l’occasion de vous parler de leur joli livre « Flying Donuts, ma petite entreprise punk. Sociologie du Système D. » ou de leur riche analyse  « Do It Yourself ! Autodétermination et culture punk » écrit par l’éclairé Fabien Hein). Quelle chance de croiser l’accessible Steve Rawles au stand de Belvedere où nous échangeons notre mauvais anglais. Effervescence Record est aussi dans la place. En partance pour une bière à l’utile buvette intérieure, on croise le vénéré Maitre Kdy de Métal Sickness, Fab de Safe, les anciens d’Ysun (Rip/Narbonne), la bande de détraqués de Bone Scrapers (Narbonne), d’Absed (81) et j’en passe.
Le camion-restau est en pénurie de plats fait-maison … Je pleure un peu et on rempile !

Les 5 costauds d'Hatebreed nous accueillent dans une salle comble jusque dans les moindres recoins d’obscurité, nous confrontant à l’ampleur du phénomène : un sacré mur d’ampli Marshall en guise de déco de scène. Autant vous dire qu’ils n’ont pas mis leur bandana pour faire un tennis.
Les riffs sont taillés pour se graver sur vos tympans. Le guitariste de gauche est d'ailleurs un vrai bucheron. Celui de droite, sous sa casquette, envoie aussi grave la charcuterie.
Le simple hochement de tête du bassiste suffit largement à nous faire adhérer à la mouvance. Derrière ses toms relevés, Matt Byrne est souriant –ce qui suffisamment rare pour être souligné- Il envoie du lourd. Le public composera de véritables pyramides humaines en guise d'offrande aux américains, en remerciement pour leur cohésion musicale et leur prestation scénique imposante.
Excitation contagieuse soit maxi-ambiance dans la fosse, bel esprit donc!
Le public est en surchauffe, conséquence du jeu du « West side !...East side ! » animé par le chanteur, le Moïse de la marée humaine. Il a une sacrée prestance ce Jamey Jasta. La foule participe, s’affronte, les esprits sont à vif et avides devant ce déluge de décibels.
Hatebreed, l'expérience du hardcore américain au service de l’ardeur française. Leur réputation, ils ne l’ont pas volé.

Dagoba ou plutôt le groupe de Franky Costanza. Le David Copperfield de la batterie vous garantit un jeu d’illusion et de technique sans faille, et c’est la claque assurée.
La précision d'un rasoir quatre lames, sans l'irritation, sur une batterie scintillante à double grosse caisse, customisée à l'effigie de sa marque "Serial Drummer".
Franky le magicien, ce drum-dreamseller…
Bref, parlons du groupe.
Je ne reconnais pas vraiment les membres du groupe – qu’on avait côtoyés sur l’organisation du festival Zap’& Rock à Cuxac d’Aude-  et cela confirme la rumeur du changement de line up. Effectivement, Izakar à quitter le poste de guitariste, remplacé par Z.
Et si la tête du chanteur m’évoque un bonhomme dont l'humanité ce serait bien passée, je passe outre et observe attentivement. Certes Shawter maitrise son sujet, et ses mélodies chantées en voix claires ne sont pas pour me déplaire. Cependant, je sais que les puristes n’ont pas du en dormir de la nuit. Le leadeur ne tarira pas d'éloges sur le public métaleux qui s'est déplacé à l'évènement et mobilise les spectateurs en bon frontman. Des chorus fédérateurs bien placés vitaminent les morceaux. Petit bémol sur la sonorisation du trigg de la grosse caisse, trop corsé à mon gout ; au-delà de l’aspect industriel, on frôle le style techno.
Le public ne s’est pas amassé pour acclamer les stars Marseillaises, peut-être parce que le quatuor a perdu un peu de son éclat.  Néanmoins, je souligne l’effort d’originalité dans les samplers voix ainsi que l’épuration de certains morceaux.
Dagoba, powerFrankymétal from Marseille.

Comeback kid déboule et la salle est au bord de l’implosion. A priori, les grands attendus de la soirée ! Ces 5 musiciens débordant d'hyperactivité, avec un tel survoltage, n’ont vraiment rien à envier aux centrales nucléaires. Et vas-y que ça aguiche le public, comme s’il n'était pas déjà complètement allumé -du fond de la fosse au haut des gradins- à la vue de ces figures du punk hardcore. L’ambiance tourne à l'apocalypse. Prévenez Bugarach que la fin du monde se passera finalement ici. Ca joue vite, bien et fort : que demander de plus ? C’est vrai que ça traine un peu pendant les inter-morceaux mais bon, faut bien qu'ils se désaltèrent les petitiots.
Je retiendrais la dose de complicité avec les spectateurs, ainsi que leur jeu de scène explosif. Un bon duo basse-gratte, côte-à-côte pour des chorus puissants, et un chanteur qui déverse ses tripes et surplombe la fosse dès qu’il en a l'occasion. Il a bien fait –le Andrew Neufeld – de  troquer sa gratte contre un micro. La surface de la scène est bien rentabilisée, croyez moi.
Le batteur - Kyle Profeta- est friand de jolis roulements et levé de biceps. Il pose des breaks fracassants sur sa configuration punk. Roadies et bénévoles font bloc à l’arrière scène, et assistent au spectacle lunaire, rejoint même par Franky de Dagoba.
En bonus, une surprenante reprise de Nirvana (Territorial Pissings), ressuscitée version hardcore ! J’accroche !
Le chanteur descend au cœur de l’arène : festival du câble micro emmêlé. Les techniciens veillent au grain, pas de quoi entamer l’ambiance collective.
On clôture avec le tellement efficace Wake The Dead et ses fichus « You said, you said, you said » qui ne lâcheraient pas un Alzheimer.
Comback Kid, un condensé de taurine canadienne pensé pour la scène. On a pris, et on en redemande. Inoubliable.

La nuit est bien entamée, et c'est avec une pointe d'émotion que Ed annonce cet avant dernier concert d'Uncommonmenfrommars  "avant une longue pause"… 
Et pour contenter les foules avant leurs au-revoir, leur set-list présente des morceaux de chaque album, un milkshake savoureux de tubes et de vieilleries, issu de l’abouti « Scars are reminders » ,  du funny « Welcom to… », de l’intimiste « Kill the fuse », du spontané « Longer than  an Ep shorter than an album » jusqu’au petit dernier « Easy Cure ».
UMFM est de loin le groupe qui recueille le plus l'adhésion sur la scène extérieure. Ils sont attendus les quatre lascars, et ont reconnais dans la foules les toulousains de BIAS, Sid et Chloé de Delete Your Favorite Records qui ont donné leur contribution à ce bel Xtrem Fest.
Quelques soucis techniques viendront pimenter le jeu du Jim qui cassera sa basse sur You Failed Me et Daff qui changera à trois reprises de caisse claire.
Trint, quant à lui, a semble-t-il quelques litiges avec son coiffeur. Quoi que son ton « poivre-et-sel » correspond bien aux chorus façon mamie Ginette sur Guess What ?.
Comme d'habitude, le show est animé, Trint nous donne droit a un petit solo de gratte de contorsionniste. 
Dans la foule, une baston menace d'exploser et l'attentif Ed calme l'affaire par une formule bien placée. Dans la foulée, une personne se pète la cheville... UMFM, ça fait du bien là où ça fait mal : un morceau et ca repart ! 
Clôture en beauté par un Ed qui embrasse la fosse en se déplaçant, lui, son pied de micro et sa vieille StratoCaster au beau milieu de la foule. Il nous joue un entrainant, harmonique et quasi acoustique White Russian emprunté à « Functional Disfunctionality ». Et franchement, c'est beau. Ça sent la communion avec le public.
Y a comme un parfum de nostalgie qui plane devant ces mangeurs de planches ; c'est vrai qu' ils en ont transpirés des barriques de sudation sur les scènes pendant ces quinze dernières années tout en produisant, quasi chaque année, un album. Ces généreux, ils l’ont pas volé leur statut d’intermittent !
Et c’est avec ces piliers incontournables de la scène punk rock que s’achève ce samedi d’XtremFest. On a les yeux qui brillent d’avoir vu toutes ces pointures le même jour et on va se coucher sur ce qui reste de nos deux oreilles en imaginant ce que nous réservera la prochaine édition.




Félicitation à toute l’équipe de Pollux Asso pour ce bel évènement.
Chloé
Photos live de Cédric Rastelli et Chloé.

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Wardhill "A Pledge to Lava" (Stoner, Metal/Urgence Disk Records, Hannibal Records, GPS Prod)

Trois ans après la première salve éponyme, les Suisses de Wardhill remettent le couvert cette année avec « A Pledge to Lava », nouvel EP 6 titres. À l’image du nom et de la pochette, la musique ici jouée est grasse et visqueuse. Exit donc la recherche de genre des débuts ; le groupe a choisi le camp d’un stoner mixé à un metal lourd pour exposer son point de vue. Aussi, il semble que les membres aient retenu les quelques erreurs qui trainaient auparavant pour rendre cette fois-ci une copie parfaite et nettement plus cohérente. Ça file droit, ça suit un fil rouge, ça joue fort et bien, bref, Wardhill a su s’accrocher et accoucher d’un univers personnel à base de magma et d’éruptions sonores en tout genre. Les morceaux ne souffrent d’aucun temps mort ou plutôt d’aucune longueur vu les tempi pratiqués et détiennent tous un groove certain. Mention spéciale à Julien Leluc (membre de la formation) et Stephane Kroug (Rorcal…) pour l’artillerie sonore déployée. « A Pledge to Lava » m’a réellement impressionné de par l’évolution musicale qu’il représente pour le groupe. La griffe est désormais trouvée et les Helvètes nous ont montré leur vrai visage : puissant et en fusion. Pas besoin d'autres tergiversations pour vous inciter à sauter dans le cratère.
Etienne

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Black Willows "Haze" (Heavy Rock Psychédélique)

Issu de la scène suisse, Black Willows sort aujourd’hui son premier album, « Haze », en totale autoproduction. Les Lausannois ont voulu d’entrée de jeu mettre les petits plats dans les grands en proposant un digipack de bonne manufacture et à l’artwork soigné. Aussi éthérée et brumeuse que la pochette, la musique du quatuor taille dans le heavy rock, limite stoner, et résolument psychédélique. Ici, le temps s’arrête et la patience est reine. La formation fait évoluer ses morceaux dans une transe qui emporte l’auditeur dès le début. Le voyage ainsi commencé, la voix céleste confirmera l’atmosphère en incantant les paroles afin que le mysticisme prenne toute sa place. On sera alors conduit au gré des rythmiques lourdes et lancinantes, à travers les nappes d’accords et les mélodies envoutantes pour une promenade émotionnelle et sensorielle. Le son très naturel de l’ensemble rajoutera cette petite touche  70’, où le psyché était roi, et embellira l’ensemble remarquablement (Black Magic). Black Willows réussit donc le pari du deux en un avec « Haze ». Premièrement, ce premier album ne souffre d’aucun défaut de production ou de composition ; ceux qui n’aimeront pas ne pourront que s’en prendre à eux-mêmes. Deuxièmement, l’univers, le fil rouge et la griffe de la formation sévissent d’entrée de jeu ; il n’aura donc pas fallut longtemps aux Suisses pour diriger sa musique vers quelque chose de personnel et totalement immersif. Envoûtant.
Etienne

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Alternine "2.0" (Rock, Pop)
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Noein "Infection – Erasure – Replacement" (Metal/Klonosphere, Season of Mist)

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Colossus Fall (Math Hardcore)

Alternine "2.0" (Rock, Pop)

Après un split, il y a de ça trois ans, le nom du nouvel EP d’Alternine sonne revanchard. « 2.0 » est le début du renouveau pour les Rennais car le nouveau line up se veut motivé et ambitieux. Sur le papier, on peut lire que le groupe a confié ses cinq titres au mixage de Guyom Pavesi (Devianz, Headcharger, Die on Monday…) et au mastering d’Alan Douches (Mastodon, The Dillinger Escape Plan…) tout en certifiant que sa musique, « originale et ambitieuse, influencera les quatorze générations à venir ». Humour ou pas, il y a quand même de quoi rire jaune car la formation s’engouffre d’entrée de jeu dans un rock pop légèrement plus dur que celui de Paramore, un peu comme le faisait Holy Roman Empire. Un mélange certes viable mais un peu trop caractéristique lorsqu’on annonce de l’originalité en amont. Sur Hollow et Dead on Time, on comprendra (si on est gentil) le rapprochement fait dans la biographie avec Tool mais ce n’est pas parce qu’on a des parties aériennes et des lignes de chant très bien exécutées que la filiation est automatiquement faite (idem pour Björk). Loin d’être inintéressants, les morceaux comportent quelques bonnes idées prouvant qu’Alternine sait où il va et peut parfaitement passer à l’étape du premier album. Que les choses soient claires, « 2.0 » est entrainant, convaincant et professionnel mais le style est tout trouvé, la musique a déjà été entendue et les influences à revoir. Les Rennais ont donc façonné le contenu mais doivent désormais s’atteler au contenant en travaillant plus sérieusement la description de leur univers pourtant attrayant. Les générations futures peuvent dormir tranquillement, la révolution est évitée.
Etienne

NEWS.

CHRONIQUES
Eating Shit "Supersonic Black Metal" (Electro Grindcore, Black Metal)
Loading Data "Double Disco Animal Style" (Stoner Rock/A Quick One Records)
Labirinto & thisquietarmy "Split" (Post Rock, Ambient, Drone/Consouling Sounds, Dissenso Records, Pirate Ships Records)
All Dogmas We Hate "Astronomical Distances" (Metalcore)
Noein "Infection – Erasure – Replacement" (Metal/Klonosphere, Season of Mist)
Ass of Spades "Sleep When You Die" (Rock, Hard Rock/Heimathome Records)

ITWS
Checkmate (Metal)
Saturn (Punk Rock)
Monkey Comes From Heaven (Punk Rock)
Zapruder (Math Hardcore, Post Hardcore)
Manimal (Metal)
Colossus Fall (Math Hardcore)

Eating Shit "Supersonic Black Metal" (Electro Grindcore, Black Metal)

Dans le grind, on sait rigoler. Et même énormément. Ayant laissé les Annéciens avec « Bon Appétit », je les retrouve aujourd’hui à l’occasion de la sortie de leur toute dernière galette portant comme titre, le non moins désopilant « Supersonic Black Metal ». Le programme étant annoncé d’entrée de jeu, la formation ne se fait pas attendre pour balancer son grindcore électronique à grands renforts de plans rythmiques humainement impossibles. On notera d’ailleurs, à ce sujet, le rapprochement ici encore plus flagrant avec les œuvres de Mulk. Mais la nouveauté ici est clairement (et logiquement) l’ajout de riffs à tendance black metal. L’intensité qui se dégage des morceaux n’en est alors que décuplée si l’on ajoute à ceux-ci d’autres résolument grind qui prouve que le groupe ne renie pas non plus ses origines. Dans une logique tout aussi DIY que dans « Bon Appétit », le son maison est beaucoup plus en phase avec la musique qu’auparavant. Le coté sec des guitares se couplant avec l’intensité des samples renforcera l’aspect rugueux de la galette (Oblivion, Your Ballot in my Box). Avec « Supersonic Black Metal », Eating Shit a gommé les défauts de son précédent album et permet, de ce fait, une meilleure accessibilité à sa musique même si l’incrustation d’un autre style extrême aurait pu alourdir l’ensemble. Le trio continue donc sa route en créant son univers bouts par bouts et saura (encore et toujours) ravir les tympans aguerris voire d’autres moins habitués. Plus on est de fous, plus on grinde, c’est bien connu.
Etienne

NEWS.

CHRONIQUES
Loading Data "Double Disco Animal Style" (Stoner Rock/A Quick One Records)
Labirinto & thisquietarmy "Split" (Post Rock, Ambient, Drone/Consouling Sounds, Dissenso Records, Pirate Ships Records)
All Dogmas We Hate "Astronomical Distances" (Metalcore)
Noein "Infection – Erasure – Replacement" (Metal/Klonosphere, Season of Mist)
Ass of Spades "Sleep When You Die" (Rock, Hard Rock/Heimathome Records)
CCW "Scream and Live" (Metal Electro, Rock)

ITWS
Checkmate (Metal)
Saturn (Punk Rock)
Monkey Comes From Heaven (Punk Rock)
Zapruder (Math Hardcore, Post Hardcore)
Manimal (Metal)
Colossus Fall (Math Hardcore)